C'est donc en 2002, lorsqu'un savant fou, robotisé radioactif rencontra une cheerleader, albinos, vampire, momifiée de 60 pieds de haut et un zombie mi-homme, mi-insecte, quart irlandais et extra-terrestre, qu'est née F8 Destructions. La rencontre de ces trois sous-êtres fourbes fut très enrichissante et, après trois ou quatre pichets de Sangria tout aussi fourbes, les trois magots impétueux se mirent finalement d'accord pour unir leurs forces afin de conquérir la terre (et oui, même St-Ephrem-de-Beauce) tout en réduisant les habitants de la planète aux rôles d'esclaves à demi-lobotomisés. Un plan aux intentions mesquines et pas gentilles du tout (sentez-vous toute la haine en jeu ici?) prit forme rapidement. Des années de frustration à figurer sur les posters de films des années 50, du pointage de doigts dans la rue suivi de rires blessants et des innombrables : ¨L'halloween, c'est juste le 31 octobre gang de profiteurs¨ à chaque ouverture de portes d'entrée, étant à l'origine de tout ça. C'est à l'aide d'une machine infernale, tout de même assez moyennement puissante, dotée d'un canon canalisant, liquéfieur, protubérant à rayons variables, connexes, meurtriers et ambiguës, dissimulée dans un projecteur de ciné-parc rustique, que nos trois infâmes belligérants planifièrent de mettre bas à leur sombre machination. Soigneusement imbriqués entre chacune des 24 images/secondes de pellicule des films à l'affiche (préalablement pitoyables), les rayons variables, connexes, meurtriers et ambigus iraient percer la membrane cérébrale responsable du bon goût et la détruirait instantanément. Transformant le spectateur en zombie retardé, le rendant inapte à formuler toute critique cinématographique constructive que ce soit.
En résumé, il ne suffisait que de : Contrôler le cerveau de tous les êtres vivants de la planète...
Le tout semblait fort simple et les résultats escomptés, sans trop en mettre pour être déçu, ne se feraient pas attendre. En effet, les cerveaux des victimes en question, déjà affaiblis par les publicités sans concept, les émissions bas de gamme de la programmation télévisuelle de convention et les films mettant en vedette Ben Affleck, n'auraient besoin que de quelques minutes d'exposition aux rayons variables, connexes, meurtriers et ambigus pour être réduits à l'état de bouillie, malléables, plus ou moins attirantes. Mises à part la consistance plutôt douteuse et l'odeur désagréable, les cerveaux seraient désormais et heureusement très réceptifs aux ordres éventuels. Une fois le plan machiavélique mis à exécution, les trois chimères antipathiques auraient carte blanche, dictant les lois de diffusion, pouvant faire écouter ce qu'ils veulent à une populace vide de tout jugement, désabusée de tout bon sens, leur empêchant de sortir du Ciné-parc en criant et/ou de changer de poste dès que rendu à la maison. ¨Le contrôle de la télécommande... voilà le vrai monopole !", s'exclamèrent en parfaite symbiose, les trois êtres fourbes, comblés et légèrement affectés par l'alcool cheap d'un bar miteux de la région, The Lonely Saoulon.
Il ne restait plus aux gens qu'à se pointer au Ciné-parc, un soir de beau temps et se faire zombifier, pour que tout tombe en place...
- À l'affiche au Ciné-Parc de La Colline cet été... Poséidon, Petit Homme, Rapide et Dangereux 8 : Strap de fan infernal...
- "Tout cela est beaucoup trop facile !¨ s'extasia, entre deux gorgées de Sangria, Jean-François Lamirande alias Marc O'Reilly alias Mantis O'Reilly, le mi-homme, mi-insecte, quart irlandais, extra-terrestre.
|
|